Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski, 1821-1881
Livre sonore :
Le rêve d'un homme ridicule
Ttraduction d'André Markowicz
Arles, Éditions Actes Sud-Leméac, Collection Babel, 1993
Arles, Éditions Actes Sud-Leméac, Collection Babel, 1993
Note du bibliothécaire :
Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski (1821–1881)
Écrivain
russe majeur du XIXᵉ siècle, Dostoïevski est l’un des grands fondateurs
du roman psychologique et philosophique moderne. Issu d’une famille
modeste, il est formé comme ingénieur militaire avant de se consacrer à
la littérature.
En
1849, son engagement intellectuel dans un cercle progressiste lui vaut
une arrestation et une condamnation à mort, commuée in extremis en
déportation au bagne en Sibérie. Cette expérience marque profondément sa
pensée. Il développe une œuvre centrée sur la culpabilité, la
souffrance, la liberté, la foi, le mal et la rédemption. Ses romans
majeurs incluent Crime et Châtiment, Les Frères Karamazov et L’Idiot.
Le Rêve d’un homme ridicule (1877)
Cette
courte nouvelle philosophique met en scène un narrateur désespéré qui
se considère comme « ridicule » et indifférent à tout, au point de
vouloir se suicider. Endormi avec cette intention, il fait un rêve où il
est transporté sur une planète semblable à la Terre, peuplée d’êtres
purs, vivant dans l’harmonie, la vérité et l’amour.
Par
sa seule présence, il introduit le mensonge, la propriété et la
corruption, provoquant la chute morale de ce monde idéal. Réveillé,
l’homme comprend que le mal ne vient pas d’un destin abstrait, mais de
la responsabilité humaine. Transformé, il renonce au suicide et décide
de consacrer sa vie à proclamer la vérité de l’amour et de la
fraternité.
Sens et portée de l’œuvre
Le Rêve d’un homme ridicule
est une synthèse tardive de la pensée de Dostoïevski : une méditation
sur la chute, le péché, la liberté et la possibilité de rédemption. Le
texte affirme que le salut de l’humanité passe par une conversion
intérieure, individuelle, fondée sur l’amour et la responsabilité
morale.
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